Par ClaireYvesAndré

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vendredi, février 3 2012

Walkyrie On a Donkey

S1SHGRPKf6GS4PWzs5Q9cIQVpJJpDKH6TA_n.png La société Walkyrie On a Donkey vous informe du lancement de son site de mode communautaire Dress-Me www.dress-me.com, le premier site où ce sont les autres qui vous habillent.

Comment assembler les vêtements et accessoires que j’ai avec ceux que je n’ai pas (encore) ?

Seul(e) derrière son écran, loin des conseils de ses ami(e)s, l’internaute n’a pas la possibilité de répondre simplement à cette question lors d’un achat mode sur internet.

Dress-Me lui apporte aujourd’hui la solution : il compose ses tenues avec ses propres pièces et celles qu’il aimerait acheter. Ses looks mis en ligne sont ensuite challengés, complétés ou totalement revisités par la communauté.

Sur Dress-Me, on finit toujours par avoir des looks impeccables grâce à une multitude de fonctionnalités ludiques, communautaires et pratiques !

Lire la suite de l'annonce ici

Logo_Dress-Me_2011-200.png

A propos de Walkyrie On a Donkey :

Société créée en septembre 2010, elle est sortie graduée du Founder Institute Paris en février 2011.

Nous avons récemment buzzé auprès de nombreux médias (Canal+, France Info, Europe1, TechCrunch, FrenchWeb…) avec notre site www.162256622.eu qui demandait à l’Euromillionnaire du Calvados de financer notre société avec ce qui dépassait de ses millions, soit 256.622€ !

lundi, janvier 16 2012

Dress me, la cabine d'essayage sociale

La première idée qui m'est venue à l'esprit quand j'ai découvert ton site, c'est :

- Tiens, David Guetta a fait une rechute !

J'ai cherché le slogan: Dress me, I'm famous... I'm genious ... I'm luxious... I'm dangerous... I'm glamorous... I'm gorgeous...

Rien de tout cela. Dress me, la penderie sociale.

Guetta est réputé très tatillon avec la langue française. Ouf, ce n'est pas piloté par l'ambianceur électrique. Et c'est déjà ça !

Dress-Me.jpg

Dress me, la penderie sociale. Franchement, je n'ai rien compris au truc. La penderie, ok. Sociale ? Walou ? D'ailleurs, c'est la penderie ou la cabine d'essayage ? Dress-MeNaute ? Dress-MeNot ?

Je peux me tromper mais ça ressemble à une photocopie d'intuitions américaines. Je n'ai rien contre les adaptations françaises de fonds de tiroirs d'étudiants de la Silicon Valley (PIP fournisseur accrédité sans doute). Je sais juste qu'il faudrait marquer la différence entre 2 types de créations.

- Les entrepreneurs, ceux qui innovent ou prennent vraiment les risques.

- Les entreprenassiers: comme les écrivassiers, les autres; héritiers, pistonnés, photocopieurs, tributaires de la commande publique et j'en passe... Bref, papa, maman, le réseau.

Parce que vous êtes bien gentils, Sylvie et toi, mais enfin. La cabine d'essayage sociale !...

Je veux voir ça !

Pourquoi cette propension à angliciser tous les services créés alors qu'on le destine à la France ?

Vous espérez peut-être vous exporter aux States !

Les américains, libéraux révérés, protectionnistes invétérés, nous fourguent leurs créatures depuis 50 ans et là, Dress me, start-up française, irait s'imposer chez eux avec leurs codes.

La marque France s'exporte très bien dans le milieu de la mode, de l'habillement. S'emmener aux USA ou en Chine avec un nom français est beaucoup plus impactant que de singer leurs appellations anglaises. Vous ne serez pas mieux accepter parce que vous avez un nom anglais. Je crois même que c'est contre-productif car vous serez noyés dans la masse. Idem pour l'Asie.

Et si c'est pour rester en France voire en Europe, je veux bien que tu m'expliques la logique de ce nom.

Tu le sais que j'apprécie particulièrement ton initiative scrybidoo. Belle idée de permettre à des gamins de se raconter, joli outil d'éveil à la lecture. J'espère que tu ne m'en voudras pas quand je te solliciterais pour parler de scribydoo sur Papapedago.

D-M.jpg

Pour le concept de cabine d'essayage communautaire, nous y reviendrons quand tu auras livré ta dernière mouture.

Je me pose d'ailleurs la question de savoir si le collaboratif n'est pas un nouveau piège à cons (et à fonds) comme l'est l'écologie et l'entrepreneuriat social. Je t'invite à lire l'article de la journaliste AS Jacques sur la consommation collaborative ou d'observer les valorisations de Facebook et Twitter par exemple. Covoiturage ne gagne toujours pas un centime et tous ces modèles reposent sur la pub. Toute cette inflation de collaboratif et de social... Franchement, je reste sceptique.

J'ai parlé de Dress Me à Charles, mon geek d'associé et tu sais ce qu'il m'a dit :<< Sacré bullshit ! >>.

Même Florian, le seul de l'équipée qui ose mettre des jeans slim, n'a pas sourcillé. C'est dire !

Ce regard n'est que le mien, évidemment ! Il fallait que les choses soient dites honnêtement. Cela ne doit pas néanmoins oblitérer le respect que j'ai toujours eu envers les entrepreneurs. Ceux qui décident, en dépit du bon sens très souvent, de se lancer dans cette aventure tumultueuse mais ô combien passionnante.

Cela est d'autant plus courageux de ta part, que tu as une famille.

Aurais-je le cran de me lancer dans ma quarantaine, avec une femme et des gosses en bas âge à la maison et des crédits sur le dos ?

Respect, l'ami

YDM

mercredi, décembre 7 2011

Retrospective santé 2011

Voici une série de reportages enregistrés par Edgar Devaux sur Dailymotion, très instructifs sur le marketing pharmaceutique.

Nous avons pensé qu'il était utile de vous faire voir, ou revoir, ces analyses critiques d'un système médical gangréné par l'avidité. C'est sidérant de savoir que des gens bien comme les politiques, ont servi de porte-drapeaux pour des produits à l'effet thérapeutique infondé.

Après la déferlante anorexique en Occident, nous attendons toujours que l'on nous présente notre première somalienne anorexique.

Comment les consommateurs peuvent-ils s'en sortir dans cette jungle médicale quand les prescripteurs sont des agents de communication et/ou des agents commerciaux déguisés ?

Cassez votre télévision, buvez 1 litre d'eau chaque jour, consommez 5 fruits et légumes par jour, faites du sport, ne consommez ni sel, ni sucre, évitez de manger gras, traquer le mauvais cholestérol, bouffez des racines pour le bien de la planète, ne mangez pas de protéines animales pour sauvegarder la couche d'ozone... Soyez utiles : ne respirez plus !

Écoutez votre acteur, vous crèverez vieux dans votre lit. Désolé ! Docteur. Écoutez votre docteur. Mille excuses ! Mea culpa !

1- Les maladies à vendre (les inventeurs de maladies)

Reportage Arte

2- Les médicamenteurs

Reportage de France 5

3- Faux sucre, vrai scandale : Aspartame = Danger

Reportage Planète

4- On est ce qu'on mange (nutrition, santé).

Reportage Planète

Être en bonne santé, ça fait beaucoup de bien mais, ça ne rapporte pas beaucoup d'argent. Dr Andrew W. Saul, Spécialiste en thérapies nutritionnelles.



- Je ne sais pas pour vous... Mais moi, je vais me chercher un grec aux 4 fromages pour faire passer la pilule. Je te prends un truc, Flo ?

- Ouais, un tikka allégé... sans canette... Je tiens à rentrer dans mon jeans slim...

- Charles ?

- Bullshit ! Ma meuf surveille ma ligne, oubliez-moi !

- Enfin, tu vas crever de faim, vieux !

- Un hummer aux oignons ! Promis... Demain, je prendrai une barquette de salades, ... Et de feuilles. Et de l'eau de source... De Lourdes.

Osez le bon sens !

YDM

dimanche, novembre 27 2011

Power Balance, l'attrape-couillons démasqué

Powerbalance_s.jpg

Power Balance, quand bobo se confond avec gogo.

Nous avons appris par le plus grand des hasards et pour notre plus grand plaisir, que les créateurs du power balance avaient été condamnés aux USA à rembourser leurs consommateurs.

La société des surfeurs californiens (sur une chaîne nationale, l'on avait diffusé un reportage énamouré sur cette success-story) doit 57 millions de dollars pour publicité mensongère.

Cette fois-ci, ce n'est pas l'appât du gain qui a fait des dégâts, mais plutôt l'appât du bien-être ou l'époque.

Le silicone expliquerait les pseudo-effets bénéfiques. Cela nous a fait penser immédiatement à Lolo Ferrari, et à la Silicon Valley. Sacré silicone ! Il aura bien servi.

Les frères Rodarmel ont surfé (c'est le cas de le dire) assez aisément sur leur procurateur mystique d'équilibre et comme tous les mauvais escrocs, ont certainement fini par croire à leur mytho.

Nous sommes quasiment sûrs que les moutons qui se sont faits tondre, ont ou auraient été madoffiés. Ils ont les moyens de croire à de telles sottises; ils ne sont pas à plaindre. Ils ont cru aux recommandations de surfeurs; réputés. Et en con-somm-imitateurs avertis, ils ont adhéré.

La décence veut que nous ne citions pas toutes les stars, starlettes, vedettes et sportifs qui ont cédé à la mode du bracelet magique. Les déboires de sportifs américains suffiront à étancher notre soif de rire.

Nous ne perdons pas espoir de voir tomber d'autres arnaques de plus grand calibre et impact, vénérées par tous et dont nous ne pouvons citer les noms pour cause de déferlement de censure financière.

Osez le bon sens !

YDM

vendredi, novembre 18 2011

Retour sur : Mobile Monday "Publicité Mobile"

MobileMonday_source_pressmyweb.jpg Retour sur : Mobile Monday #50

"La publicité mobile"

Lundi dernier, à La Cantine, s'est déroulée la 50ème édition du Mobile Monday sur le thème de La Publicité Mobile.

Pour voir la vidéo,

http://lacantine.ubicast.eu/videos/mobile-monday-1411-publicite-mobile

Présentations

- Christophe Léon, Président de Pure Agency

«Comment mesurer et piloter la performance de ses investissements publicitaires sur le mobile»

- Gonzague de La Tournelle, CEO de Mbrand3

«Formats publicitaires»

- Jamil Hijazi, PDG d'EGS Media

«Comment donner de la valeur aux espaces publicitaires mobiles ? »

- David Pironon, Country Manager France de Smart AdServer

« Mobile Rich Media – Make it Simple! »

- Mathieu Rostamkolaeï, Directeur Commercial de Surikate

«Optimiser votre visibilité mobile»

- Vianney Settini, CEO de MobPartner

«Affiliation mobile : une plateforme d’Affiliation Mobile Internationale»

Prochaine édition du Mobile Monday le 5 décembre

lundi, octobre 10 2011

Entrepreneuriat social

Que dire ? Après le green business, social network, voici venu l'entrepreneuriat social.

Nous avons été confrontés à cette nouvelle appellation marketing lors du premier atelier d'exception de RSE Challenge, invité par notre partenaire associatif de l'université de Paris 13.

Nous y avions rencontré de jeunes étudiants de grandes écoles qui n'avaient que ce terme dans la bouche.

Et devant leur enthousiasme social, nous avons décidé d'en savoir un tout petit peu plus.



Entrepreneuriat social

Selon la définition couramment admise, les entrepreneurs sociaux sont des individus qui portent des solutions innovantes à des problèmes pressants de la société. Ils identifient des approches innovantes pour résoudre des problèmes qui apparaissaient souvent comme insolubles. Les entrepreneurs ont ou développent la capacité à apporter des solutions concrètes, et à concilier l’approche économique avec des objectifs sociaux. Cependant, cette capacité n'annule pas nécessairement la tension commune entre objectifs sociaux et économiques. Au sens large, l'entrepreneuriat social désigne toute initiative privée dont la finalité sociale (réponse à un besoin social) est supérieure ou égale à la finalité économique (lucrativité). La réflexion sur l’apport des entrepreneurs sociaux est cependant plus récente en France que dans d’autres pays, notamment les pays anglo-saxons.

Trop vague, trop général, trop internet, pas assez fouillé. Étant donné notre incapacité à trouver une définition assez simple de cette nouvelle lubie, nous avons cherché et trouvé une intervention assez instructive sur le sujet.

Laissons la parole à un éminent professeur d'Essec, Thierry Sibieude, entre autres, directeur de l'institut de l'innovation et de l'entrepreneuriat social.



Ce que nous en retirons

D'après ce spécialiste, il s'agit vraiment de "toute initiative entrepreneuriale dont la finalité sociale ou environnementale est supérieure ou égale à la finalité économique".

Belle définition. L'évidence nous a donc sauté aux yeux :

Entrepreneuriat social = green business +/- social network business + fair trade



Vous y retrouvez les mêmes acteurs des différents mouvements passés et célébrés sauf qu'à partir de maintenant, ils ne veulent plus gagner trop d'argent. Comme Warren Buffett qui a fait une crise d'argentite aux USA, Maurice Levy naturellement, a suivi en France, les trend-setters français ont et vont imposer la tendance. C'est joli, le marketing !

Même Areva ou Total peuvent se réclamer de l'entrepreneuriat social. La finalité sociale d'avoir de l'électricité et du carburant dans tous les foyers est bien supérieure à la finalité économique. Total ne fait qu'un bénéfice de 12 milliards d'euros.

Comparé ce profit au PNB de la France imputable à l'utilisation de leurs produits et l'on mesure l'étendu de l'impact social et même environnemental de ces deux firmes.

Pour information, jusqu'à preuve du contraire, le nucléaire pollue moins que le charbon et les pets de vaches sont plus polluants que les rejets de nos véhicules.

Tout ceci pour dire que toute entreprise peut se définir comme une entreprise sociale. Ou entrepreneur social.

Bref, toute entreprise désireuse de faire de l'entrepreneur social washing pourra vraisemblablement le faire sans souffrir d'aucune réprobation justement, sociale.

Elles créent de l'emploi, paient des impôts, fabriquent des produits qui servent à la population et se soucient de l'environnement (produits semi-écolos c'est-à-dire qui polluent mais pas trop, ou moins que d'autres; compensation carbone; développement technique; dématérialisation...).



Toutes les entreprises se soucient de l'utilité sociale de leurs produits et services. Allez prouver le contraire. S'engouffrer dans ce nouveau délire marketing est donc à la portée du premier consultant en mercatique venu. Pour les incultes, mercatique est la version française de marketing. Pas très in. Préférez l'autre.



Bien évidemment, les associations loi 1901 sont des entrepreneurs sociaux.

Qui dit bénévole, dit zéro salaire ! C'est bien pratique de demander aux salariés de s'engager et de travailler pour le bien de la communauté et de leur besoin d'estime. Encore faut-il qu'ils aient déjà bien comblé les précédents besoins. A 1400€ de moyenne des salaires en France, nous en doutons fortement.

Mais ce n'est pas si grave : à défaut de gagner plus, soyez gentils ! Vous vous sentirez mieux !

Si l'on creuse bien, pour les plus "entrepreneuriat social incompatibles", il est possible que le fait que vos employés aident des vieilles ou des écoliers à traverser la chaussée à leur pause de midi pendant qu'ils vont se restaurer, soit considéré comme un acte d'entrepreneuriat social.

Plus sérieusement, la seule chose de positive avec ce nouveau concept est qu'il est dit en français. Entrepreneuriat social ! A la différence du Care, Green Business, Social network et autres anglicismes de rigueur. Cela nous le rend plus sympathique.



Ils sont toujours assez fascinants, tous ces gens qui veulent sauver le monde, parcourir des kilomètres pour apporter la lumière et le bien-être, et qui oublient toujours de commencer par le faire chez eux, dans leurs quartiers, avec leurs voisins.

Cela nous rappelle le journaliste qui va benoîtement coucher chez des masaï et autres contrées exotiques alors qu'il ferait mieux de traîner sa caméra en banlieue parisienne, aux Tarterêts par exemple.



Ce qu'en pense Charles

Quand on vous loue un anglicisme ou un joli nom anglais pour vous vendre une création marketing, méfiance !

Quand on vous dit en plus que c'est vers cela où les entreprises à la pointe de la tendance se dirigent, c'est suspect !

Quand on vous rajoute quelques grands noms de sociétés concept-victim, si possible américaines, c'est évident !

Quand on vous affirme enfin que vous correspondez au profil, c'est plié !



Vous êtes victime d'une attaque massive et planifiée d'un phénomène marketing d'actualité autoproclamé et téléguidé.



Charles, mon cher geek d'ami, dira en des termes plus simples, bullshit marketing.

Florian, l'autre fou du clavier qui roule actuellement avec sa boîte à outils, rigolera de bon cœur, et votre humble serviteur rédigera un article.



C'est bizarre ! Plus j'y pense, plus je me dis que ClaireYvesAndré est un entrepreneur social.

C'est con, les gars ! On aurait pu en être les porte-drapeaux ! J'aurais pu organiser un hold-up ! Vous abusez, les mecs !

Osez le bon sens !



YDM

dimanche, juillet 17 2011

De Saint-Denis à Michel & Augustin

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Nous y sommes, 2011 et toujours pas de million à l'horizon.

Entre la réalité et la fiction, la communication : Saint-Denis. Je laboure ce territoire, de long en large, de tracts en affiches, de rues en passants, rien !

Même un petit billet pour le déplacement. Les pigeons se rebiffent. Je suis le marchand de réalité. C'est dur, c'est médiocre, c'est l'époque !

Juste Saint-Denis et ses rues pleines de pauvres âmes qui errent et s'épient, acceptant mes leafflets comme des mains tendues vers l'illusion de la réussite. Ils aiment que je leur explique tout et me gratifient toujours d'un sourire gêné mais franc;

Bats-toi mon frère ! Ce n'est pas avec moi que tu feras fortune. Merci tout de même, de m'avoir laissé croire que moi aussi, je pouvais consommer.

C'est dur, rue de la boucherie, une belle brochette d'associations et d'associations d'associations, deux, trois commerces et puis, rien.

Nimbée sous les belles dorures des rois de France, la misère dans un sursaut de dignité circule, me regarde, me parle, me congratule, me prend pour un autre illuminé qui rejoindra le cortège de ceux qui ont cru, ont vu et su qu'ils l'auraient dans le c**, comme elle.

Tous ces commerces qui ne désemplissent jamais. Comme ce supermarché. Une réussite. C'est l'intégration contamination progressive par le bas ! Je trouve ça, marrant, de savoir en plus qu'un certain Mr A*** a été à sa tête. Il y'a de l'espoir à l'horizon !

Et ils dépensent, les porte-monnaies palpitent, les cartes bancaires s'essoufflent, les caddies transpirent par tous les trous, de tout et rarement de mauvais livres exposés entre le rayon multimédia et le rayon bricolage. Abrutis par la vie, ils ont au moins la décence de ne pas payer pour s'abêtir. J'ai vu des caissières vieillir sous mes billets.

125735_dog_prisoner.jpg Avec les autres, on se motive, c'est dur de vendre de l'espoir et d'être pris pour un escroc.

Sur 100 m dans la rue principale, trois assureurs qui assurent; contre quoi ? Je ne sais pas. La délinquance, sans doute !

Les bureaux de commerces restent rarement inoccupés et le transfert d'argent est vachement prospère à deux pas de là.

Une salle, un grand billard, des queues, la maison de la jeunesse.

J'ai vu un jeune une fois, me dire qu'il voulait être acteur comme Taghmaoui; il voulait des conseils, des conseils de grand-frère (il a dû croire que j'étais déjà rassasié: s'il savait !!).

Il l'avait dans ses yeux, toute la folie de son âge; je lui ai dit d'aller à Hollywood. Tant qu'à faire, il valait mieux crever au pied de ses fantasmes et non au pied des murs décrépis de ce village sur pilotis.

Car sur ce magasin bien achalandé, il y'a un enchevêtrement de cages à poules, qui jouxtent la fameuse cathédrale. Je ne sais pas qui devraient avoir honte, les membres du conseil municipal qui siègent dans l'immeuble adjacent ou les rois de France qui égayent ces cré**** en masse appelés décemment touristes.

Le tabac et sa désagréable vendeuse de journaux, ont disparu pour faire place au vendeur de cercueils. Qui l'eût cru ?

Tu nais à Delafontaine, tu fréquentes Sorano, tu végètes à la maison de jeunesse, tu grailles chez le chino-vietnamien du métro, tu évites de t'ennuyer dans ce cinéma de bobos et beurgeois, tu consommes au supermarché grâce aux DAB que tu trouves partout, tu assures ton avenir et tu paies ton cercueil à prix cassés pour ton enterrement au bled où personne ne se souviendra plus de toi.

Toute la vie rassemblée en un seul point. All-in-one, comme disent les gens dans le vent. Saint-Denis All inclusive !

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Chichon, bulldogs et clichés

On est au centre de la ville. Devrait avoir quelques billets en trop pour l'instruction. Rien.

Personne n'a encore arraché ma sacoche, violé une vieille sous le regard des badauds, craché sur la figure des serveurs de la place ou égorgé les clients des marchands alentours en brandissant le Coran ...

J'arpente les rues et je vois passer des jeunes avec des baggies, ils ont certainement des kalachnikov sous leurs ceinturons. C'est pour cela que leurs pantalons retombent sous leurs fesses. Nous y reviendrons dans un autre article.

Cette jeunesse cocaïnomane, vendue au stupre et à la débauche dont on me parle sans cesse, se terre à chaque fois que je passe. Et je peux vous dire que j'y passe très souvent. Je suis probablement couleur locale, je cache des œillères sous mes imitations ray-ban.

A les écouter à la télé, si tu as vécu à la rocinha, tu peux espérer avoir une chance de survivre à Saint-Denis. A défaut de cela, tu es un autre cadavre ambulant, comme les 100000 dionysiens qui s'y morfondent d'ennui et les milliers de commerçants qui y engraissent sans grand ennui.

Moi aussi, je voulais le blé et le décorum qui va avec. La violence, la délinquance, tout le kit insécurité folklorique !

A l'abri des regards de concurrents apeurés, encaisser, engraisser et me plaindre de la violence. Sacré marché captif ! J'ai dû mal prévoir mon coup.

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Pas un sou à l'horizon

Les parents, exténués par leurs boulots astreignants, quand ils en ont un, se couchent après le JT maintenant. La crise est vraiment passée par là.

La fenêtre sur le monde est devenue un appendice sur l'immonde. Désormais pour eux, même l'espoir attend le mercato pour changer de maillot.

Des jeunes sont en bas des immeubles, des jeunes c*** rêvent devant une télé-réalité et parfois sur Internet, écoutent du gros son brut et méchant et s'endorment les étoiles pleins le calbute, après avoir été sur You**** accomplir leur devoir célibataire.

C'est dur de se passionner devant ces jamborees UMPS ou devant tous ces sophistes qui s'enivrent de leurs verbiages. Il est d'ailleurs intéressant de voir les politiques parler de footballeurs; de tels exercices d'introspection les honorent. Les gens s'abstiennent davantage. J'appellerais cela de la finesse de c**. De la lucidité.

On ne veut plus une télé, on veut un plasma, un écran plat, ça prend moins de place et ça embellit le salon.

De toute façon, quelle émission leur parle vraiment ? Leur permet d'analyser une idée, sans être interrompu par un obscur écrivassier, expert en tous les domaines selon l'actualité, caresse-a*** distingué depuis que les toilettes existent ?

Je rigole de dégout à chaque apparition de nos chers grands analystes incontinents.

Internet grâce à des sites très marqués et un accès direct et volontaire des surfeurs, permet de recréer ces débats et lieux d'échanges, d'écoute, de contre-propositions audibles. De communiquer vraiment.

Sur Internet, on a le temps. Peut-être pas tous le talent, mais on l'a, le temps. D'aller au bout de sa pensée.

Ne vous faites pas de bile, j'ai toujours mon gros tube nippon branché sur la fiction, la Liga et mes Stan Smith arpentent la réalité pour essayer de comprendre ce monde.

Il va mal, ils le disent tous. Je devrais m'en aller, seul Moubarak l'a dit, contraint par la rue, cette jeunesse si bête et si méchante, n'est-ce pas ?

Je devrais penser vieux, écouter mon pote philosophe du samedi, anti-rimailleur de banlieue, punchliner de Neuilly, Finky la réplique et dévisser avec les génies de l'écriture Raphaël, Katerine ou Eliette. Sourire à la vie.





Michel & Augustin, Source :uda.fr, Phenix_2010

Souriez à la vie et la vie vous sourira !*

Avec un diplôme d'ESCP, c'est sûr qu'elle vous sourira, la vie ! En France particulièrement, c'est sûr !

Avec deux ESCP, c'est quasiment Dieu qui descendra du ciel pour faire sourire la vie, de gré ou de force; au cas où elle hésiterait.

Il n'y'a aucun doute que Michel et Augustin puissent sourire à la vie et à l'envi, car elle leur sourit comme une p*** qui enjaille un éjaculateur précoce, depuis qu'ils ont commencé leur fameuse aventure.

MicheletAugustin. Michel et Augustin ! Enfin, Michel et Augustin ! Vous ne connaissez pas ? Vous êtes de banlieue, has been voire les deux. Vous n'êtes certainement pas in, bobo, bobio, Von Gaga with love, web 6.0, iPhone addict et j'en passe.

Baisses la tête et ouvres l'œil, corps caverneux en baggy, apprécies la tech !

C'est hype, trop fun d'aller à la bananeraie, c'est la French touch de Ben and Jerry, la rolls du buzz marketing, les number one online, les papes du undercover marketing, les vaches sacrées du web.

Michel et Augustin. Comme dirait Dieudonné, si tu n'es pas au courant, ils sont au courant pour toi.

Pourquoi m'attaquer à ce symbole ?

Pour le plaisir et l'instruction. A vrai dire, je sature. Mes rares amis m'ont dit de changer.

Donnes envie aux gens de t'apprécier et d'acheter tes services. Sois quelqu'un de bien, poli, propre. Mets un gilet, des lunettes carrées et rases-toi ! Sois présentable, vieux !

Depuis peu, ils sont tous devenus coachs, blanches colombes et marketeux de génie.

J'ai raté le virage de la modernité, de l'entregent, de la nuance et malheureusement, j'en suis encore au bon sens. Je peux me tromper mais ils ne m'en voudront pas de réhabiliter le cerveau.

Obligé de m'intéresser à Michel et Augustin. Sacrés vibreurs agréés. P***** de couverture médiatique pour un projet fondé sur une ... "innovation" ... "gustative". Franchement, j'ai rien contre.

Seulement, je m'attendais à une dinguerie, une technologie de rupture, un produit nouveau, un circuit de distribution original, j'ai eu des petits sablés produits par un biscuitier de la Sarthe. Alors, face au tsunami propagandiste, j'ai réagi.

Car la rupture est plutôt bien ficelée en terme de communication, de buzz-guerilla-web-... marketing, comme disent les gens dans le coup.

Le petit sablé rond et bon, fruits à boire, Vache à boire, Vrai cookie avec morceaux de chocolat, Fruits mixés*... Bref, des yaourts, des smoothies, des biscuits, des desserts ... Rien de bien décapant sous le soleil. Chapeau !



Mais voilà, nous avions besoin de colle pour nos affiches. Je suis entré dans mon fameux magasin bien achalandé, je me suis servi et j'ai attendu derrière la longue file d'attente.

Tiens, si je m'offrais un truc Michel et Augustin, histoire d'aider des collègues à becter.

Et là, j'ai vu. Ou plutôt, je n'ai rien vu et j'ai compris. J'ai compris que Michel et Augustin tiendrait le temps du buzz-guerilla-web-... marketing, comme disent les gens in.

Michel et Augustin, M&A (prononcez Aime-Ande-Hé), comme diraient les gens qui savent, je les ai lu dans tous les magazines économiques, entendu dans l'unique radio économique grand public de France, une originalité française, et vu dernièrement dans l'unique émission économique grand public de France, une autre originalité française.

Des chroniques, des reportages, des articles, des entretiens, des enquêtes, des récits ... Pourquoi ?

- Ils ont fait boire leur vache à boire à Bill Gates lors d'une conférence (Puisqu'il c*** et nous, on mange !),

- Ils se sont baladés quasiment nus dans le métro (vachement disruptive !!!),

- Ils ont mimé Michael Jackson (C'est trendy !),

- Ils ont fait des happenings, disent les gens de demain, à Paris.

C'est sur Internet, c'est vu et revu sur le web; ça pèse, ça piaille, c'est bon !



Je n'y crois pas au concept, désolé les gars

Sur leur site, à l'image de leur stratégie, un vernis de collaboratif, un visuel fun, des produits assez ... basiques, assez danone, somme toute ! Les goûts et les couleurs...

Passée la seconde d'étonnement, on s'ennuie sur ce catalogue de produits certes épurés, tellement épurés dans leurs présentations qu'on en finit par s'interroger sur la solidité de ce concept de web ... collaboratif... communicatif... B to C to C to B ... B to B to C to C... B to C to B to BB...

Car, je considère M&A comme une belle vitrine du buzz, guerilla, street marketing, machin truc bidule anglicisme du moment, comme des concepts mi-v*****, mi-f******, type benchmarking, reporting, personal branding, storytelling, cloud computing, 360 degrees, experiential marketing et autres âneries inventées par de creux post-pubères pour de creux post-pubères.

Je connais tout de M&A, les trublions du goût*, les troufions du bull... Enfin ... Tout ce qu'il y'a à avaler. Je ne suis pas dans la cible. Mais qui l'est vraiment ? Les bobos ?

Bobos, vous connaissez combien de personnes autour de vous addicted grave à la vache à boire ?

Je prédis sans aucune crainte de me planter, que cette entreprise crèvera une fois leurs gamineries arrivées à saturation, quand les actionnaires revenus de leurs buzz, auront pris conscience que 0 + buzz = 0

A moins que la stratégie soit de se faire acheter par un gros c******* au bon moment et de rebondir comme directeur marketing d'une grande filiale parisienne, chroniqueur économique pour bobos en mal d'illusions, pseudo faiseur de tours du monde en famille par avion et capital-risqueur de start-up innovantes de bullshit... L'époque.

En règle générale, tous ces grands bébés de la création sont persuadés que la lumière viendra d'eux, de Neuilly, de Cergy-Pontoise ou de Fontainebleau. Je rigole toujours de ces ... postures de conquérants. Ils affrontent des dangers incommensurables; de l'avenue de la république.

C'est toujours marrant d'en voir un blablater ! Storyteller... On dirait un joueur de golf qui expliquerait la prise de risque à Schumi.

Combien d'exemples de réussite méritée en France ? Personne ne leur a rappelé que Niel n'a pas le Bac.

A la télé, ils ont dit que nos deux visionnaires faisaient 10 millions d'euros de CA et étaient prêts pour l'export.

Félicitations ! Vraiment. Réussir à générer un CA avec ça est une performance remarquable. Vraiment !



Je me joindrais à cette génuflexion collective des médias quand on me dira aussi :

- S'ils gagnent une seule roupie depuis 5 ans ?

- Quel est le CA des petites entreprises du secteur ?

- Qui est dans le 5 majeurs du secteur ?

- Quand comptent – ils avoir leurs comptes à l'équilibre ?

- Quelle est leur valeur ajoutée réelle sur les produits ? (puisqu'ils sous-traitent leur production)

- Quelle est la cible, les femmes, les écolos, les bobos, les quadras ?

- Quel est le taux de rachat des produits ?

- Comment comptent-ils générer du CA quand le dénudé ne paiera plus et qu'il faudra payer ses encarts publicitaires comme tout le monde ?

Il se cache où, le génie de la bananeraie ?

Dans la banane !, répondraient des mauvaises langues dyonisiennes auxquelles je ne m'associe guère, bien évidemment !

Tiens, je me rappelle de la cible citée quelque part dans la nébuleuse médiatique, les 15-25 ans urbains

Entre 15 et 25 ans, j'ai changé de comportements 15 à 25 fois ! Mais bon, je n'étais pas dans la cible, je n'étais pas urbain, limite sans-papier.



Buzz marketing ou béni-ouiouisme ?

Cette surexposition en devient juste pathétique et gênante. Vous ouvrez n'importe quel papier dit économique, je vous fais le pari que vous tombez sur M, A, M&A , M&A sur M&A.

On crache sur les politiques, les sportives, on ferait mieux de s'intéresser à la presse économique. Dans le deepthroating, même Linda Lovelace avait des limites.

Dernièrement, j'ai cru voir PKM, comme disent les gens qui se font, dans un magazine économique faisant des exercices de yoga ou un truc dans le genre. Il veut aussi devenir chanteur.

A force de les parcourir, je pourrais retracer le parcours de chacun, semaine après semaine. Toujours les mêmes, toujours de Paris, toujours très hype.

Lécher-Lécher-Lécher, le triptyque revisité dans ce milieu censé être exemplaire et banalement vérolé comme tous les autres par le népotisme, la loi d'airain et le corporatisme, c'est certain.

M&A me fait penser à tous ces joueurs de foot qui finissent parmi les meilleurs buteurs du championnat en tirant des penalties.

Les entrepreneurs étatiques, les monopoles et les oligopoles, les réseaux et les médias, vous emballez tout ça et vous avez le capitalisme français. Je crois que j'ai dû le dire quelque part ! J'aimerais tellement avoir tort...



Bilan de la journée, 0 prospect sérieux - 18 Bon courage !

Les jambes lourdes, les doigts endoloris et des idées noires en gestation. A ce rythme, c'est foutu pour le million, les gars.

Je me suis passé un podcast, disent les gens qui savent, d'une émission économique que j'apprécie pour son côté relaxant, L'entreprise BFM, pour ne pas la citer.

Le conférencier – animateur, ex – Essec, ex de L'Expansion, est un ex-créateur d'entreprise qui a lancé Columbus café, un simili Starbucks français, l'a revendu et anime chaque samedi depuis 6 ans, je crois, cette émission. Respect pour les anciens tout de même. Un créateur d'entreprise. Il invite en fin d'émission, de jeunes … commerciaux pour des chroniques sur leurs vies de chien.



Tristan, ex-HEC, l'autre visage du commerce équitable

Catherine Barman, ex-Grande école sûrement, a créé malinea.fr, une agence qui fait du conseil en développement digital, un truc dont je n'ai toujours rien compris... Bref, un crédit Simoncini collé sur le CV

Hadj Khelil, ex-trader à la City, qui plante des dattes et des arbres en Afrique. Que dire ?



Cette fois-ci, je tombe sur M ou A, peu importe, qui commente son passage sur M6, nous parle de la santé insolente de son groupe et finit par nous annoncer qu'ils entament le développement à l'export et notamment aux States, comme disent les gens qui voient.

Comme DSK en 2006, vous n'êtes pas grand chose sortis des beaux quartiers de Paris et des grandes métropoles françaises, et vous allez conquérir l'Amérique !



J'ai su que c'était le début de la fin

Il déroule tranquille et tranquillement, entre deux phrases lénifiantes, très bons fondamentaux, ... croissance à 30 %, ... petits exports en Belgique, Suisse, ... importateur US, ... Dean & Deluca, ... la fiche philosophie qui règne dans la bananeraie ... remercie grassement l'animateur pour ses conseils et son rôle de coach personnel de communication de nos cadors du buzz web trade export marketing à l'assaut des jeunes de 15-25 ans urbains, new-yorkais très probablement.

Je me suis alors souvenu de ce joli slogan de winner, comme disent les gens qui font, et j'ai souri.

Souriez à la vie et la vie vous sourira !

Osez le bon sens !

YDM