Par ClaireYvesAndré

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jeudi, mai 16 2013

[Capital] HEC meilleure formation au monde pour les cadres

Sept établissements tricolores figurent parmi le classement mondial des 50 meilleurs programmes de formation continue du Financial Times. Pour la première fois, HEC décroche la pole position de ce podium international.

La meilleure école au monde est... HEC en matière de formation continue. Au total, 7 écoles françaises réussissent à se démarquer parmi les 50 meilleurs programmes sélectionnés par le Financial Times. L'Insead parvient à se hisser à la 10ème place. L'Essec se classe 22ème, l'Edhec (31ème), l'ESCP Europe (32ème), l'EM Lyon (34ème) et Grenoble Graduate School of Business (49ème).

Etabli depuis 15 ans par le quotidien britannique Financial Times, ce palmarès vise à mesurer la qualité des cursus à destination des cadres et dirigeants. Il se scinde en deux sous-classements, d'un côté, celui des stages inter-entreprises auxquels les salariés participent de façon individuelle, de l'autre, les formations sur mesure qui sont conçues à la demande pour les entreprises.

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vendredi, avril 19 2013

[banlieue immigrée] Le business scandaleux du service à la personne

Le secteur des services à la personne, le secteur économique qui croit chaque année et crée des millions d'emplois.



17,4 milliards d’€ de valeur ajoutée en 2011 (1% du PIB) 1,82 milliard d’heures prestées en 2011 (stable par rapport à 2010)

2 millions de professionnels en 2011 (salariés de particuliers employeurs et salariés d’organismes) 5 000 emplois physiques créés en 2011 887 000 emplois équivalent temps plein en 2011, soit 3,93% des ETP de l’ensemble de l’économie française 330 000 emplois créés depuis 2005

4 millions de ménages consommateurs en 2011, soit 17% des ménages français

   28 600 organismes de services à la personne (45 % d’entreprises, 22% d’associations, 28 % d’auto-entrepreneurs, 5% d’établissements publics) – source nOva / avril 2012

Source : servicesalapersonne







Que dire sinon que ce secteur respire la santé et la prospérité. 2 millions de pros, 28000 organismes de services à la personne dont 22% d'associations, ...

Difficile de s'attaquer à une telle montagne de satisfactions et d'auto-satisfactions, dans ce climat d'austérité et de paupérisation chronique.




Et pourtant, le business du service à la personne est un formidable mirage qui met en lumière le manque d'ambition, de créativité, d'initiative, de vision du commerce français. C'est vrai que ces emplois ne sont point délocalisables. Et c'est toujours mieux que rien. C'est vrai.




Mais de quels types d'emplois parlons-nous ? La France en est-elle réduite à compter sur les services à la personne pour combattre la crise ? Voir tous ces pontes, enfumés par ces stats, est le constat de leur incompétence, sinon de leur manque de clairvoyance.







Le secteur des services à la personne n'a rien de stratégique pour l'économie d'un pays.




Ce n'est faire injure à personne que de le reconnaître. Et il faut parfois rappeler des évidences à certains cerveaux très savants, totalement dé-corrélés de la réalité. On ne compte pas sur les services à la personne pour développer durablement un pays. Ni sur le tourisme d'ailleurs, à moins de vouloir finir musée du monde, comme Paris; puis risée du monde, comme Athènes.




Le secteur des services à la personne est largement subventionné par l’État

L'exonération fiscale de 50% et la TVA réduite à 7% sont des artifices qui ont servi à faire croître ce domaine au fil des ans. C'est donc une économie assistée, subventionnée par des impôts que l’État rétrocède aux particuliers (vous payez 100€, l’État vous rembourse 50€ en les déduisant de vos impôts). Vous subventionnez l'écologie, cela devient un secteur florissant. Vous supprimez les subventions, cela redevient une lubie de bobos insignifiante.

Ce secteur survivrait-il au bout des nombreuses d'assistanat et de perfusion, à la suppression de ces subventions ?




Le secteur des services à la personne est un gros pourvoyeur d'emplois... précaires




En effet, la plupart des intervenants de ce secteur sont des employés précaires; en CDD ou CDI en temps partiels. En effet, 880000 équivalents temps-pleins ne veut pas dire qu'il y'a 880000 personnes qui ont des temps-pleins mais que la somme des 2000000 d'employés équivaut à 880000 temps-pleins. Concrètement, ce sont des emplois comparables à ceux des caissières dans les supermarchés, avec des horaires très élastiques et sans grandes perspectives de carrières. Les salaires sont peu élevés car les qualifications requises sont peu élevées en général. Et il faut bien le reconnaître qu'une part importante des employés sont des femmes et des étudiants.

Dans le cas particulier des étudiants, cela est plutôt une bonne chose car les études sont une période intermédiaire dans la vie d'un homme et que ce type d'emplois convient à ce public. Malheureusement, avec la crise qui s'intensifie et le chômage qui s'envole, les étudiants sont parfois obligés de se contenter de ces emplois une fois leurs études achevées. Le temporaire se pérennise.

Alors se pose la question fatidique :



Pourquoi dépenser des sommes conséquentes pour financer les études supérieures d'étudiants qui n'ont pour horizon que des emplois ne nécessitant point de diplômes ?




Le secteur des services à la personne, subventionné, n'est pas une parade efficace au travail au noir




Cet assistanat promu et organisé profite essentiellement aux entreprises qui en bénéficient et aux familles qui jouissent d'une niche fiscale de confort. En effet, les classes sociales les plus riches profitent de cette facilité offerte par l’État, et l'une des raisons pour lesquelles l'on a institué cette aide aux riches n'est absolument pas combattue.

Combattre le travail au noir par tous les moyens, et même en aidant les riches, en rembourser leurs factures de ménage ou de pédicure. L'assistanat fiscal dans le secteur a donc été imposé et force est de constater que le travail au noir n'a subi aucun réel recul.

Certes, les services à la personne sont un vivier d'emplois sous-qualifiés qui devraient intéresser les millions de chômeurs qui courent la France. La vérité est que le français et plus précisément, le blanc, ne tient pas à travailler dans ces secteurs, peu valorisés et peu valorisants. Ce qui me fait d'ailleurs dire assez tranquillement, qu'un blanc qui chôme en France, cela n'existe pas. Pour qui veut travailler en France et sachant que la blancheur est la première qualification pour trouver un travail quoiqu'on en dise, il n'y a qu'à se baisser pour becter. Seulement, les immigrés, et les français issus de l'immigration sont la grande majorité de cette armée de précaires qui servent ce secteur pour des peccadilles.




Certains diraient qu'ils sont la raison de la baisse du niveau des salaires. Je rétorquerais alors qu'une plus grande présence de blancs dans ces secteurs, augmenteraient les niveaux salariaux et les protections sociales.




Dans le soutien scolaire, depuis son avènement en 2006, la part du travail illégal (étudiants dans la très grande majorité des cas, employés au noir par des familles) est passé de 90% à 85% en 7 ans (données à vérifier sur les rapports APCE).

Le secteur argue que cela ferait 2 milliards d'entrées fiscales pour l’État.

Pourquoi pas, après tout !

Sauf que :

Il faudrait faire une projection pour savoir quel aurait été la somme des entrées si l'assistanat fiscal n'avait pas été instauré par des lobbies, ces roms de riches, servant leurs maîtres, qui ont su faire croire aux pauvres parlementaires que négocier avec la part sournoise de l'homme permettrait de gagner de l'argent.



Chers amis, l’État, au lieu de tout perdre, gagnera au moins 50% des entrées fiscales attendues.

Après tout, le business de la drogue rapporte des milliards illégalement, si l’État, au lieu de le combattre aussi âprement, décidait de le réglementer mais mieux, d'exonérer de 50% la facture de tout particulier qui s'achèterait de la drogue pour sa consommation personnelle, cela ne serait-il pas profitable pour ses finances ?




L’ État s'est trompé doublement dans ce cas car les familles aisées qui sont celles qui profitent à fond de ce cadeau fiscal avec les entreprises agréées, auraient de toute façon payer plein-pot pour l'éducation de leurs chers enfants. C'est donc un petit effet d'aubaine qui a été longtemps promu et qui en réalité, ne rapporte que très peu à l’État. Avant l'assistanat fiscal, les familles riches faisaient donner des cours à domicile à leurs enfants. Ces familles auraient continué de le faire dans leur grande majorité avec des entreprises établies, sécurisées et reconnues. L’État s'est donc délesté volontairement de 50% de ses impôts liés à ces cours et de 12.5% de TVA sur chaque heure de cours donné par ces organismes.




Deuxio, les familles populaires, à qui se destinait cette incitation, ne se sont pas précipitées sur ces cours agréés mais ont continué à faire tourner la machine du travail au noir.

Pourquoi ? Simplement parce qu'il faut avoir les moyens d'avancer ces sommes folles. Le salaire médian en France est de 1500 euros.

   Si vous faisiez partie des 50% des français gagnant moins de 1500 euros par mois, pensez-vous pouvoir mettre 30 à 60 euros de l'heure pour un cours de français à chacun de vos enfants en difficulté scolaire ?

Vous ne le pourriez pas. C'est facile à comprendre. Ces pauvres parlementaires n'ont pas percuté. A moins qu'ils ne s'en soient même pas aperçus, agréablement lovés dans les bras des lobbies. C'est bien dommage pour les pauvres ! L'échec scolaire est un fléau national qui gangrène progressivement toutes les couches de la société. L'assistanat fiscal a tellement bien réussi, n'est-ce pas ?

Résultat: 7 ans plus tard, la part du travail au noir dans le soutien scolaire est passé de 90 à 85% ! Officiellement ! Sabrons le Champomy !







Le secteur des services à la personne est irrémédiablement soumis au travail au noir







C'est ainsi ! Vouloir combattre le travail au noir dans ce secteur est une entreprise vaine. Tant que les hommes se parleront directement, le travail au noir dans le soutien scolaire, la jardinerie, le ménage, ... existera. Comme la prostitution, d'ailleurs.

Il ne servait à rien d'aider les riches à défiscaliser de la menue-monnaie (pour eux, sans doute). Mais plutôt, d'essayer de protéger les employés, les étudiants. Le système d'auto-entrepreneur est une solution plus efficace de lutte contre le travail au noir. Étendre ou créer un statut d'auto-entrepreneur ciblé vers les étudiants serait bien plus utile et bénéfique pour les sortir de l'exploitation et de la précarité. Permettre à tout étudiant de pouvoir travailler et reverser un pourcentage de son travail au trésor public sans de longues et fastidieuses formalités administratives.

Les étudiants paieront pour leur sécurité sociale en cas d'accidents ou d'incidents néfastes et donneraient une part de leur CA à l’État. Ce sont des étudiants, ils n'ont pas besoin de contribuer pendant cette période de leur vie pour quelque retraite que ce soit. Que cet argent les aide immédiatement à financer leurs études et que l’État en reçoivent une part minime pour ses finances. Et ce sont ces étudiants qui sonneront à la longue, le glas du travail au noir (qui le réduiront à des valeurs plus basses, plutôt !). Nul besoin de pléthores d'intermédiaires qui engraissent commodément sur la bête.

In fine, le travail illégal, notamment dans les secteur des services à la personne, retourne dans l'économie légale. Ces employés qui grugent pour arrondir les fins de mois et ces étudiants qui améliorent leurs quotidiens avec quelques heures de cours ou de garde d'enfants non déclarées, n'iront pas déposer le fruit de leur travail dissimulé en Suisse ou à Singapour. Ils réalimenteront l'économie locale avec leur butin. Ils n'épargneront pas quelques centaines d'euros dans des comptes aux îles caïmans mais s'en serviront illico pour financer leurs sorties, s'acheter des gadgets électroniques ou encore pour financer leurs études. Cet argent revient toujours dans le marché légal.

Le business du service à la personne tient encore parce qu'il laisse croire aux politiques qu'il est pourvoyeur d'emplois intéressants en ces temps de vaches maigres. Bien sûr, aucun politique à moins d'être réellement burné, n'osera remettre en cause cet assistanat si précieux pour sa clientèle rêvée des beaux parisiens (privilèges de classes, on se sert les coudes, encore et toujours !). Et pourtant, la rationalité voudrait que l'on supprime cette béquille et qu'on laisse le marché s'organiser et se pérenniser. Nul besoin d'être un devin pour pronostiquer la disparition d'un nombre conséquent d'entreprises et de pseudo-emplois dans ce secteur, le jour où le réel bilan de l'assistanat fiscal sera mis sur la table.



Où va un pays qui compte sur l'assistanat pour éduquer ses enfants ?

La mendicité n'a jamais élevé personne. Le secteur du service à la personne nous le prouve chaque matin : seuls les bien-nés se l'offrent, seuls les mal-nés y servent, seuls les mendiants y prospèrent.




Osez le bon sens !

YDM

mercredi, avril 10 2013

[Laurent Mucchielli]Les risques sociaux du décrochage : vers une politique territorialisée de prévention ?

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Le décrochage scolaire alimente un noyau dur de jeunes dont l’insertion sociale et professionnelle est entravée par l’absence de diplôme. De fait, c’est un enjeu central dans la politique éducative. Or, dans la prévention de ce risque, il existe encore des marges de progression. Les politiques de lutte contre le décrochage doivent privilégier une approche territoriale, transrégionale, agissant à un niveau plus fin sur les facteurs de rupture scolaire. D’autant plus que les facteurs qui favorisent le décrochage des jeunes dépendent en partie du contexte dans lequel ils vivent, contexte pouvant être identifié par les conditions de vie. Les moments de rupture éducative ne sont généralement que la face visible et brutalement émergente d’un malaise de longue durée chez les jeunes. S’il est toujours difficile de mettre fin aux sorties de formation initiale, agir sur l’exposition au risque de décrochage n’aurait-il pas quelque effet ? Une action sur les contextes serait alors à mener en parallèle avec les suivis individuels souvent préconisés.

Poursuivre sur Laurent Mucchielli

jeudi, février 21 2013

Le culte de la culture

Oui, je sais ! A longueur de journées, moults précepteurs s'échinent à nous rappeler combien la culture est un élément indispensable pour toute personne souhaitant devenir quelqu'un d'important dans la société.

Soyez cultivés, donnez-vous une chance supplémentaire d'intéresser votre futur recruteur et de vous intégrer durablement dans la société. Oui, la culture est un atout formidable. Mais en faire un élément fondamental de son insertion professionnelle interroge le péquin de base que je suis. En quoi est-il utile de lire la princesse de Clèves pour être un bon jardinier, menuisier, standardiste ou fonctionnaire préposé aux voiries de la ville de Paris ? Car, il s'agit de cela. Qu'un ambassadeur ait absolument besoin de culture générale pour bien accomplir sa tâche, est une évidence quasi mathématique. Mais, l'ouvrier, l'employé de base, a-t-il nécessairement besoin de ça pour son travail ? Non !

La culture promue partout et pour tout n'est qu'une autre conséquence de la société de bullshit dans laquelle nous sommes plongée. La réorientation des politiques économiques vers les secteurs du tertiaire au détriment des industries est à la base de cette accélération, de ce culte de la culture. Non, vous pouvez respirer, vivre et mourir sans jamais avoir avalé un seul recueil de la pléiade, sans jamais avoir lu Guerre et Paix et bavassé avec quelque obscur connaisseur de toute la philosophie allemande. La plus belle arme contre la bêtise vous a déjà été allouée naturellement : le bon sens !

En réalité, la prolifération de services immatériels justifie cette injonction à la culture à tout prix. Quand vous n'avez rien de concret à vendre, vous êtes d'abord jugé sur votre apparence : physique, intellectuelle, comportementale. La culture y occupe manifestement une place de choix. Votre aptitude à meubler, à "intéresser", à séduire compte davantage que votre compétence réelle. Dans une société de la communication, le talent seul ne suffit pas. C'est la raison pour laquelle les journalistes aujourd'hui sont pratiquement que des mannequins peu crédibles et qui d'ailleurs se plaignent de n'être vus que comme des potiches.

Dans une société industrielle, on est jugé sur ses qualités professionnelles, sa fiabilité, pour se démarquer. Bien sûr, la glose inutile peut être un plus, mais elle vient en supplément de vos qualités techniques. Dit plus simplement, quand vous êtes un ingénieur, un agriculteur ou un tourneur-fraiseur, on s'en fout que vous ayez suivi votre chemin de croix de Proust tant que vous êtes un bon ingénieur, agriculteur, tourneur-fraiseur.

Dans les services, la culture est un avantage concurrentiel indéniable. Si vous comptez vous perdre dans le journalisme, le tourisme par exemple, en plus de vous créer un réseau, vous vous devrez d'avoir un minimum de culture générale pour pouvoir justifier votre salaire. C'est compliqué d'être un guide touristique si l'on n'a pas une bonne culture historique. Cela fait partie du boulot.

Le culte de la culture est aussi vivant car il sert de moyen d'écrémage; il permet de justifier votre non-intégration, de vous renvoyer à votre milieu social et vous laisser croire que vous n'êtes pas assez bien pour certains métiers. Ces gens déjà installés et ayant parfois soufferts pour avoir leurs privilèges en font un pré-requis indispensable pour pouvoir réserver les postes à leurs rejetons. C'est une rente de situation et ces personnes s'exonèrent de la concurrence pure et non biaisée en imposant ce type de caractéristiques très élitistes qui verrouillent l'accès à certains postes par le seul mérite de son travail. L'on sait parfaitement que pour avoir une certaine culture, il faut avoir passer beaucoup de temps à glander qu'à bosser. Il est donc très difficile de tomber sur des personnes de milieux défavorisés qui surmontent cet handicap. Il faut avoir du temps à perdre pour se cultiver. Certains y arrivent néanmoins comme Guaino ou Michel Onfray (ancien prof) ... Et je dois à la vérité de dire que pour des fonctions de premier plan, de représentation, il soit réellement nécessaire d'avoir de la culture.

Par contre, lorsque l'on pousse le bouchon jusqu'aux postes d’exécution, techniques, cela devient contre-productif voire dangereux. Non, vous n'êtes pas obligé de rouler en Ferrari pour prendre la A20; une Twingo suffit largement. Mais à force de pousser les parents à ne penser qu'à la culture générale pour leurs enfants, on finit par les désintéresser aux métiers manuels, et à la persévérance nécessaire pour forger de bons techniciens. On juge le maçon au pied du mur. Pas à son bagage culturel.

Que recherche le monde aujourd'hui ?

Des hommes et femmes qui maîtrisent leur sujet à des tarifs compétitifs : compétence, bon rapport qualité-prix

Que recherche-t-on en France aujourd'hui ?

Des hommes et femmes, cultivés, qui maîtrisent leur sujet à des tarifs compétitifs : culture générale, compétence, bon rapport qualité-prix

La culture générale est un surcoût évident; en temps, en formation, en argent. Pour quel but ? Sachant d'ailleurs que face à la pénurie dans certains secteurs d'activités, l'on ne lésine pas à aller chercher à l'étranger dans des pays qui ne présentent pas les mêmes exigences culturelles que la France, des ingénieurs, informaticiens, et autres techniciens spécialisés. Cela n'a aucun sens. Soyez bon et ensuite, cultivez-vous; mais soyez d'abord bon dans ce que vous faites. Or, en France, on dissémine et dilue la connaissance sur des tas de matières dans des étapes fondamentales de la formation des élèves au lieu de la concentrer sur des matières principales. Le cas de l'école primaire est patent. L'objectif unique est d'avoir des gamins qui savent lire, écrire et compter avant d'entrer au collège. Est-ce le cas aujourd'hui ? Qu'a-t-on fait pour remédier à la situation ?

La compétence et non la glose inutile. La situation actuelle de la France est sans doute due à l'incompétence technique de nos élites gouvernantes, qui savent briller dans les dîners et les salons parisiens mais se font balader dans les commissions à Bruxelles, par des lobbyistes probablement moins obnubilés par l'art contemporain que par la maîtrise totale de leur sujet. Combien de politiques savent de quoi ils parlent lorsqu'ils ergotent sur l'économie ? Sur l'écologie ? Sur la finance internationale ? Sur la génétique ? Sur la littérature d'ailleurs (on sait très bien qu'ils ont des nègres pour leur écrire leurs livres et on a vu des ministres en Allemagne débarquer pour plagiat. En France, ... Non... Cela n'existe pas, ils sont tous intègres, n'est-ce pas ?).

J'ai d'ailleurs toujours été effaré par la capacité de certaines personnalités à connaître toutes les dates et évènements historiques majeurs de leurs pays et leur incapacité à anticiper les difficultés dans lesquelles la France se retrouve. Mise en pratique impossible. La culture gé, à l'évidence, ils l'ont, la compétence, ils ne l'ont pas très souvent. Mais qui cela intéresse ?

Car en France, être cultivé, c'est pratiquement le synonyme d'être compétent. S'il suffisait d'être cultivé pour être bon, L'ENA serait le MIT; et ça se verrait.

Bien évidemment, l'un ne s'oppose pas à l'autre. On peut être compétent et cultivé et nous devons tous tendre vers cette double aisance. Mais à défaut d'y arriver, il vaudrait mieux être compétent. Le trouble en France est cette propagande latente qui privilégie la vacuité à la technicité, la glose à la maîtrise, la culture à la performance.

L'on retrouve cette attitude dans le mépris des disciplines et orientations dites manuelles. L'on a fait détester la compétence technique, l'apprentissage d'un métier utile, de sciences dures aux élèves, pour des domaines littéraires et généraux. Ce culte de la culture n'est que la résultante de cette défiance envers la technique au bénéfice du bullshit.

Il ne s'agit en aucun cas de déshabiller l'un pour habiller l'autre, je le répète, mais d'insister en priorité dans les domaines concrets qui valent immédiatement un emploi, une insertion sociale et professionnelle. Il est toujours intéressant d'en savoir plus, d'apprendre et de s'instruire pour mieux comprendre le monde. C'est d'ailleurs une connaissance la plus large possible qui permet de générer de l'intelligence. De grands chercheurs ont révolutionné la science en adaptant dans un champ différent des notions ou principes qu'ils ont acquis dans d'autres champs. Il y aura toujours des métiers à baratin et l'on aura toujours besoin d'avoir une élite, la plus cultivée possible.

Mais la démocratisation de cette culture crée et créera davantage d'incompétence et de reproductions sociales. Dans les métiers qui relèvent du secteur primaire et secondaire, si vous devez vous orienter, privilégiez une maîtrise profonde de votre métier à la culture. Soyez compétent d'abord, cultivé après. In fine, votre approfondissement vous poussera à vous cultiver pour continuer de progresser et donc, en creusant le sillon de la compétence, vous finirez nécessairement par traîner derrière vous un petit bagage culturelle. Car, un agriculteur cultivé, un électricien cultivé, un maçon cultivé, ne servent à rien s'ils ne sont pas bons dans leur travail.

Par contre, si vous avez l'intention de finir fonctionnaire, syndicaliste, journaliste, galeriste, artiste, ... bref d'avoir une occupation adossée sur rien de concret, cultivez-vous; ce sera votre compétence.

Et pour le reste, à savoir la vie quotidienne, sachez autant que vous le puissiez et si vous vous en foutez, ne vous faites point de grief. On s'en passe très bien aussi. On a vu des hommes mourir à la sortie du théâtre entourés de nuées de gens très cultivés; ils avaient simplement oubliés dans leur immense culture, de se former au massage cardiaque.

C'est ça, faites des choses utiles pour vous, regardez les films qui vous plaisent, écoutez la musique qui vous sied et si l'on vous dit que vous n'avez aucune culture, rétorquez à ces doctes crétins qu'un caporal moustachu féru de Wagner a fait marcher au pas de l'oie la plus belle culture du monde. Et que les incultes s'en souviennent encore.

Quand les gens ont faim, la belle culture, vous savez où ils se la foutent ?

Du concret, de la compétence et peut-être si vous le voulez bien, de la culture.

Osez le bon sens !

YDM

mardi, février 12 2013

Pourquoi les filles réussissent-elles mieux que les garçons?

4 février 2013 par Carolann Claveau

Texte traduit et adapté de New UGA research helps explain why girls do better in school publié le 2 janvier 2013 sur le site d’EurekAlert

Sur plusieurs plans, les filles semblent obtenir de meilleurs résultats que les garçons pendant leur passage dans le milieu scolaire. Comment se fait-il qu’il en soit ainsi ? Une récente étude démontre que tout est une question d’attitude.

L’University of Georgia et la Columbia University mentionnent dans cette étude que certaines attitudes chez les filles pourraient mener les enseignants à leur donner de meilleures notes qu’aux garçons. Il semble que la compétence qui importe le plus lorsque vient le temps de noter les étudiants réside dans ce que les chercheurs appellent « les approches envers l’apprentissage ». Ces approches permettent de déterminer l’attitude générale des enfants lorsqu’ils sont en situation d’apprentissage. Six éléments sont à considérer :

le degré d’attention de l’élève

la persévérance de l’élève à la tâche

la détermination à apprendre

l’indépendance de l’élève

la flexibilité

l’organisation

Plus de 5800 élèves de la maternelle à la cinquième année ont participé à cette étude. Les chercheurs ont observé les résultats des jeunes aux tests standardisés en lecture, en mathématiques et en sciences. Les résultats ont été mis en relation avec les affirmations des enseignants au sujet du progrès des élèves. Les données ont mis en lumière que la distinction entre les genres naît très tôt et apparaît toujours en faveur des filles. Pour chaque matière, les garçons sont présentés par des notes inférieures à celles que leurs tests auraient annoncées.

Ce décalage serait expliqué par la grande influence des compétences non-cognitives. Par exemple, l’engagement de l’élève en classe ou sa capacité à établir des relations interpersonnelles peuvent apparemment jouer sur la note qu’obtiendra l’enfant. Cette situation peut se répercuter sur les choix qu’auront à faire les élèves au cours de leur cheminement scolaire.

Lire l'article original en cliquant ici

mardi, janvier 29 2013

[Shkolè] Concertation pour la refondation de l'école : un rapport en demi-teinte

Le 3 octobre dernier, après trois mois de débats en ateliers ayant mobilisé près d’un millier d’intervenants, s’est achevée la « concertation pour la refondation de l’École de la République » lancée par le nouveau gouvernement, et le comité de pilotage a remis son rapport une semaine plus tard au Président de la République. Sans préjuger des arbitrages ministériels à venir, nous souhaitons réagir d’ores et déjà au contenu du rapport, disponible ici.


***

Saluons, pour commencer, le retour de l’école au cœur du débat public et l’engagement renouvelé de l’Etat, fortement incarné par Vincent Peillon et annoncé déjà par François Hollande qui avait fait de la « jeunesse » un thème central de sa campagne présidentielle. De même, le principe d’une grande concertation semi-publique de trois mois, organisée en plusieurs ateliers regroupant des participants assez divers et représentatifs, même s’il a ses limites, a aussi des vertus de mobilisation démocratique qui doivent être reconnues : de fait, il semble que les débats se soient déroulés dans une ambiance plutôt constructive et aimable, même si certains se sont plaints, depuis, de ne pas avoir été suffisamment entendus1. Si l’on s’en tient là, la démarche de politique scolaire engagée jusqu’ici par le gouvernement peut sembler plutôt de bon augure, sur le plan des discours, des intentions générales et de la méthode.

A la lecture du rapport rédigé par le comité de pilotage de la concertation, censé formuler « les choix éducatifs à proposer au pays pour les années à venir » pour aboutir à un projet de loi d’orientation et de programmation pour l’École, l’impression est cependant quelque peu mitigée.

Deux grandes directions préconisées par le rapport, assez nettes et qui font l’objet d’ailleurs d’un large consensus, vont incontestablement dans le bon sens : l’accent résolu mis sur l’enseignement primaire d’une part, la volonté d’améliorer sensiblement la formation des enseignants, et de reprendre sérieusement le chantier de la « masterisation », d’autre part.

Cliquer ici pour la suite de l'article

lundi, janvier 28 2013

[CDB] La morale à l'école, bonne ou mauvaise nouvelle ?

Le Collège des Bernardins est un lieu dédié aux espoirs et aux questions de notre société et à leur rencontre avec la sagesse chrétienne. Ouvert à tous, il invite à participer à ces dialogues par des travaux de réflexion ou de recherche, de formation ou d’expression artistique.

C’est un lieu où l’on apprend à prendre le temps de la réflexion, de l’échange, à prendre le temps d’écouter, de regarder, et pourquoi pas à se former à la théologie.

« La morale laïque c’est comprendre ce qui est juste, distinguer le bien du mal, c’est aussi des devoirs autant que des droits, des vertus, et surtout des valeurs. Je souhaite pour l’école française un enseignement qui inculquerait aux élèves des notions de morale universelle, fondée sur les idées d’humanité et de raison. » (Vincent Peillon, ministre de l’éducation).

La rentrée scolaire 2013, s’ouvre à nouveau sur la lourde question de la morale à l’école. Déjà portée par de précédents gouvernements, et ramenée au premier plan par Vincent Peillon, le retour d’une morale laïque à l’école interroge : Nostalgie ou mystification de l'école traditionnelle, la crise de l’autorité et de l’école trouvera-t-elle son issue dans la morale ? Et si oui de quelle morale parle-t-on? Qui la définit ? Annoncée comme l’élément qui permettra le renouvellement du lien social par le partage de valeurs universelles, la morale laïque peine à trouver sa définition et ses attributs. Selon quels critères, quelles valeurs et quels référentiels, est-il possible d’établir une morale commune ? Aura-t-elle sa place dans les écoles de la République ?

avec :

Serge Feneuille, Universitaire et industriel, ancien directeur général du C.N.R.S et d'une grande entreprise internationale ;

Alain Finkielkraut, philosophe ;

Évelyne Martini, inspectrice d’académie, agrégée de lettres et auteur de Notre école a-t-elle un cœur ? (Bayard, 2011).

Débat animé par Christian de Cacqueray, journaliste.

Collège des Bernardins

vendredi, janvier 18 2013

[Rue89] Que faire des « mauvais » profs ?

On a tous croisé, dans sa scolarité, des profs incompétents ou « en difficulté ». Qu’en faire ? En France, la question est taboue et les situations, complexes.

Il y a quelques mois, avec d’autres parents d’élèves, Claude (le prénom a été changé), la cinquantaine, a déclenché la visite d’un inspecteur académique pour évaluer ce professeur d’anglais, « qui sévit » dans un lycée plutôt bien coté dans le sud-est de la France :

« On a tous connu des profs “bof bof”, mais lui, c’est un mauvais pour de bon. Un planqué. Le genre à faire des fautes d’orthographe au tableau, à déstabiliser les gamins, à les décourager. »

L’initiative n’a abouti à rien :

   « L’incompétence est difficile à prouver. La visite a eu lieu, mais tout s’est bien passé pour lui. Il a tout fait comme il fallait devant l’inspecteur. Il avait briefé ses élèves. Il n’est pas idiot. Il ne sera jamais inquiété et continuera à emmerder des élèves pendant des années. »

Le récit fait sourire Adeline (le prénom a été changé), professeure dans un collège en Aquitaine :

« Mauvais prof ? C’est difficile à évaluer, car il n’y a pas vraiment de définition. Nous sommes d’ailleurs en plein dans le subjectif parce qu’il ne s’agit pas que de compétences.

Une chose est sûre : un prof n’est pas intouchable, mais c’est vrai, c’est compliqué de s’en débarrasser. Même quand il est “mauvais”. »

La suite de l'article sur Rue89

jeudi, décembre 13 2012

[Libération] Soutien scolaire en ligne pour 30000 collégiens

Il s'agit d'élèves de sixième, scolarisés dans des zones d'éducation prioritaire.

A la rentrée 2013, plus de 30 000 élèves de sixième scolarisés en éducation prioritaire se verront proposer «une offre numérique de soutien scolaire», annonce le ministre de l’Education nationale, Vincent Peillon (photo AFP), Vincent Peillon à l'université d'été du PS, à La Rochelle, le 28 août 2010.dans un entretien au Nouvel Observateur ce mercredi.

«Il n’y a pas de raison que le soutien soit réservé aux élèves dont les parents peuvent payer des prestataires privés. Le numérique est un outil fantastique qui permet de mieux travailler en classe et qui redonne du plaisir à apprendre», explique le ministre, qui présentera jeudi sa stratégie numérique pour l'école.

Il faut «favoriser le raccordement des établissements au très haut débit, faciliter l'équipement (tableaux interactifs, tablettes, manuels numériques...). Mais aussi former les enseignants et développer des services nouveaux pour les élèves, les enseignants et les parents», souligne le ministre.

Le projet de loi sur la refondation de l'école, qui sera examiné vendredi au Conseil supérieur de l'éducation (CSE, consultatif), prévoit la création d’un Service public de l’enseignement numérique et de l’enseignement à distance, pour prolonger les enseignements, communiquer avec les familles, offrir des ressources pédagogiques aux enseignants ou permettre d’instruire à distance des élèves handicapés.

(AFP)

mardi, décembre 11 2012

[Slate] 5 arguments contre le redoublement

Monique Dagnaud, Sociologue, directrice de recherche au CNRS, auteure notamment de La Teuf, essai sur le désordre des générations (Le Seuil, 2008), de Martin Hirsch, le parti des pauvres, histoire politique du RSA (Ed de l’Aube, 2009) et Génération Y - Les jeunes et les réseaux sociaux, de la dérision à la subversion (Presses de Sciences PO).


Le redoublement, une des particularités du système scolaire français, aurait du plomb dans l’aile. François Hollande veut en limiter le nombre. Perspective évasive, dans dix ans on appréciera ce qu’il en est. Depuis quelques années, l’Education nationale aussi recommande d’éviter cette décision. Les raisons de ce sursaut sont diverses, mais au fond qui veut vraiment supprimer le redoublement?

Combien sont-ils ces malheureux, recensés comme autant de brebis qui n’ont pas suivi le troupeau scolaire défini par leur année de naissance? Une des bizarreries des statistiques de la rue de Grenelle, c’est de comptabiliser et d’ausculter à l’envi ces élèves «qui ne sont pas à l’heure» dans leur cursus scolaire. Etre dans la norme d’âge est une obsession française, surtout si vous êtes en retard.

Il faut être non seulement à l'heure, mais en avance!

En effet, les autres, les happy few qui sont en avance, suscitent peu de réflexions: ils doivent aller merveilleusement bien. Pour preuve, les élèves qui arrivent au bac à moins de 18 ans connaissent un meilleur taux de réussite à l’examen que ceux simplement à l’heure ou en retard! Autrement dit: vous êtes en avance et vous êtes potentiellement «un haut potentiel» de la société.

En 2011, le taux d’élèves en retard à l’entrée de la 6e est de 12, 1% —sans surprise, cette fatalité touche davantage les enfants d’ouvriers (15% pour les filles et 18% pour les garçons), que les enfants de cadres (2,5% pour les filles et 4,3% pour les garçons). Le taux de redoublement en seconde générale est de 9,5%. Au total, 61,2% des élèves d’une classe d’âge atteignent la terminale à l’âge de 18 ans ou moins dans l’année.

Très massif avant les années 1995, le redoublement, sans toutefois disparaître, est devenu progressivement moins fréquent, et à connu une diminution après 2005 –cette année-là le taux d’élèves en retard à l’entrée de la 6e était encore de 17,2%. L’annonce de François Hollande ne fait donc que confirmer une tendance déjà bien engagée. 5 arguments contre le redoublement

Pourquoi ce désamour pour le redoublement? Les statisticiens, panoplie de chiffres à l’appui, ont mis en évidence son caractère injuste et inefficace.

Cinq arguments démolissent la pertinence du redoublement (1):

1. il paraît inéquitable: les mauvaises notations qui aboutissent à la décision de redoublement comportent une part d’arbitraire, car chaque enseignant construit une dispersion de notes en fonction de la perception qu’il se fait de sa classe.

Lorsqu’on passe à un classement plus standardisé, certains élèves jugés comme «faibles» dans un établissement donné seront jugés simplement comme moyens dans un autre établissement où ils n’auraient aucune raison de redoubler. Ironie des classements: redoubler au lycée Montaigne à Paris n’a pas du tout la même signification que de redoubler au lycée de Gennevilliers (par exemple).

Parallèlement, les conseils de classe cherchent à éviter d’aggraver le cas des élèves déjà redoublants: pour un carnet de notes identique, un élève ayant déjà redoublé aura donc moins de chance de redoubler qu’un élève «à l’heure».

2. Le redoublement ne favorise pas, en moyenne, les acquisitions de l’élève qui progresse moins que son analogue faible mais passé dans la classe supérieure.

3. le redoublement amplifie les écarts entre les enfants: en effet, les élèves en retard sont peu nombreux à dépasser le niveau moyen de leurs camarades.

4. Les classements internationaux montrent que les pays adeptes de la promotion automatique d’une année sur l’autre, comme le Royaume-Uni et les pays scandinaves, arrivent en tête des palmarès et la dispersion de leurs résultats n’est pas plus accentuée qu’ailleurs.

5. Le redoublement est un facteur de démotivation de l’élève et de stigmatisation à son encontre.

Qui décide du redoublement?

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