La première idée qui m'est venue à l'esprit quand j'ai découvert ton site, c'est :

- Tiens, David Guetta a fait une rechute !

J'ai cherché le slogan: Dress me, I'm famous... I'm genious ... I'm luxious... I'm dangerous... I'm glamorous... I'm gorgeous...

Rien de tout cela. Dress me, la penderie sociale.

Guetta est réputé très tatillon avec la langue française. Ouf, ce n'est pas piloté par l'ambianceur électrique. Et c'est déjà ça !

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Dress me, la penderie sociale. Franchement, je n'ai rien compris au truc. La penderie, ok. Sociale ? Walou ? D'ailleurs, c'est la penderie ou la cabine d'essayage ? Dress-MeNaute ? Dress-MeNot ?

Je peux me tromper mais ça ressemble à une photocopie d'intuitions américaines. Je n'ai rien contre les adaptations françaises de fonds de tiroirs d'étudiants de la Silicon Valley (PIP fournisseur accrédité sans doute). Je sais juste qu'il faudrait marquer la différence entre 2 types de créations.

- Les entrepreneurs, ceux qui innovent ou prennent vraiment les risques.

- Les entreprenassiers: comme les écrivassiers, les autres; héritiers, pistonnés, photocopieurs, tributaires de la commande publique et j'en passe... Bref, papa, maman, le réseau.

Parce que vous êtes bien gentils, Sylvie et toi, mais enfin. La cabine d'essayage sociale !...

Je veux voir ça !

Pourquoi cette propension à angliciser tous les services créés alors qu'on le destine à la France ?

Vous espérez peut-être vous exporter aux States !

Les américains, libéraux révérés, protectionnistes invétérés, nous fourguent leurs créatures depuis 50 ans et là, Dress me, start-up française, irait s'imposer chez eux avec leurs codes.

La marque France s'exporte très bien dans le milieu de la mode, de l'habillement. S'emmener aux USA ou en Chine avec un nom français est beaucoup plus impactant que de singer leurs appellations anglaises. Vous ne serez pas mieux accepter parce que vous avez un nom anglais. Je crois même que c'est contre-productif car vous serez noyés dans la masse. Idem pour l'Asie.

Et si c'est pour rester en France voire en Europe, je veux bien que tu m'expliques la logique de ce nom.

Tu le sais que j'apprécie particulièrement ton initiative scrybidoo. Belle idée de permettre à des gamins de se raconter, joli outil d'éveil à la lecture. J'espère que tu ne m'en voudras pas quand je te solliciterais pour parler de scribydoo sur Papapedago.

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Pour le concept de cabine d'essayage communautaire, nous y reviendrons quand tu auras livré ta dernière mouture.

Je me pose d'ailleurs la question de savoir si le collaboratif n'est pas un nouveau piège à cons (et à fonds) comme l'est l'écologie et l'entrepreneuriat social. Je t'invite à lire l'article de la journaliste AS Jacques sur la consommation collaborative ou d'observer les valorisations de Facebook et Twitter par exemple. Covoiturage ne gagne toujours pas un centime et tous ces modèles reposent sur la pub. Toute cette inflation de collaboratif et de social... Franchement, je reste sceptique.

J'ai parlé de Dress Me à Charles, mon geek d'associé et tu sais ce qu'il m'a dit :<< Sacré bullshit ! >>.

Même Florian, le seul de l'équipée qui ose mettre des jeans slim, n'a pas sourcillé. C'est dire !

Ce regard n'est que le mien, évidemment ! Il fallait que les choses soient dites honnêtement. Cela ne doit pas néanmoins oblitérer le respect que j'ai toujours eu envers les entrepreneurs. Ceux qui décident, en dépit du bon sens très souvent, de se lancer dans cette aventure tumultueuse mais ô combien passionnante.

Cela est d'autant plus courageux de ta part, que tu as une famille.

Aurais-je le cran de me lancer dans ma quarantaine, avec une femme et des gosses en bas âge à la maison et des crédits sur le dos ?

Respect, l'ami

YDM